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Rapports des groupes de travail

La faune

Gros plan sur le territoire et ses ressources
L'énergieLes forêtsLes minesLe territoireLe foncierLe Ministère
Gros plan sur le territoire et ses ressources


Changements climatiques



 

Des causes

Les scientifiques estiment que les températures moyennes sur la terre se sont accrues de 0,76 °C depuis la fin du XIXe siècle. Onze des douze dernières années ont été les plus chaudes depuis 1850. Parallèlement, les concentrations de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux, principaux gaz responsables de l’effet de serre et du réchauffement climatique, ont remarquablement augmenté depuis la période préindustrielle. La principale cause de cette hausse est l’activité humaine et en particulier l’utilisation des carburants fossiles pour la production d’électricité et le transport1.


Au Québec, les émissions de gaz à effet de serre (GES) s’élevaient à 90,9 millions de tonnes en 2003, ce qui est 6,6 % plus élevé qu’en 1990. Le bilan des émissions de GES2 a démontré que les secteurs ayant le plus contribué à cette augmentation sont ceux de l’énergie et des transports. Cependant, en 2003, le Québec présentait le meilleur bilan par habitant au Canada. Cette bonne performance est largement attribuable au fait que, par le passé, les Québécois ont investi dans une source d’énergie propre et renouvelable : l’hydroélectricité.

Des engagements internationaux

En juin 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) tenue à Rio et connue sous le nom de Sommet de la Terre, 154 pays adoptaient la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC). À ce jour, la Convention a reçu l’appui de 189 pays.

La convention établit un cadre global pour permettre aux gouvernements de s’attaquer aux défis qui découlent des changements climatiques. Elle reconnaît le caractère planétaire des changements climatiques et l’importance de la coopération et de la participation de tous les pays à une action internationale selon leurs responsabilités communes mais différenciées. Son objectif est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre de l’atmosphère, afin de prévenir toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.

Lorsque les gouvernements ont adopté la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ils ont reconnu qu’elle constituerait un tremplin pour une action plus vigoureuse. Des négociations ont alors été entreprises et ont mené, en décembre 1997, au Japon, à l’adoption du Protocole de Kyoto par les représentants de 160 pays. En vertu de ce protocole, 38 pays industrialisés s’engagent à réduire globalement, de 2008 à 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport au niveau de 1990. Le Canada s’est engagé pour sa part à les réduire de 6 %.

Une stratégie québécoise

Le 15 juin 2006, le gouvernement du Québec rendait public le Plan d’action 2006-2012 : Le Québec et les changements climatiques – un défi pour l’avenir. Grâce à ce plan, le Québec prend résolument le leadership du développement durable en Amérique du Nord en se donnant les moyens de réduire ses émissions sous le niveau de 1990 d’ici 2012. Le Plan a pour objectifs de mettre en œuvre des actions :

  • de réduction ou d’évitement des émissions de GES dans les secteurs de l’énergie, des transports, des matières résiduelles, de l’agriculture et des activités gouvernementales;
  • de sensibilisation du public et des entreprises à la problématique des changements climatiques;
  • de développement de la recherche et de l’innovation technologique visant la réduction et la séquestration des émissions de GES;
  • d’adaptation aux impacts des changements climatiques.

Soulignons qu’en vertu du Plan d’action, les ministères et organismes du gouvernement du Québec devront développer des indicateurs pour suivre l’évolution du Plan et rendre compte annuellement des progrès accomplis. À cet effet, le Bilan de la première année du Plan d’action 2006-2012 a été publié en juin dernier.

La participation du ministère des Ressources naturelles et de la Faune

Le développement d’une énergie propre, renouvelable et qui émet peu de gaz à effet de serre est une priorité pour les Québécois. La Stratégie énergétique du Québec 2006-2015, prévoit le développement de l’énergie hydroélectrique et éolienne. Elle favorise le développement de sources d’énergie émergentes telles que la géothermie, l’énergie solaire, les biocarburants et l’hydrogène. Elle favorise également l’utilisation plus efficace de l’énergie.

Par ailleurs, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) sera sollicité pour deux actions du Plan d’action sur les changements climatiques, soit : 

  • de viser à ce que les distributeurs d’essence fournissent 5 % d’éthanol dans l’ensemble de leurs ventes d’ici 2012, une mesure devant réduire les émissions de GES de 780 kilotonnes;
  • de déterminer la vulnérabilité des forêts québécoises et du secteur forestier aux changements climatiques.

Des actions en adaptation

L’économie québécoise est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, car plusieurs secteurs reposent sur l’exploitation, la transformation ou l’utilisation des ressources naturelles. Les changements climatiques pourraient affecter à la fois le profil et le rendement de l’industrie forestière québécoise. De plus, le changement des régimes de précipitations et de températures risque de nuire à la production hydroélectrique.

Les travaux entamés par le Consortium Ouranos permettent de soutenir la mise en œuvre des actions en matière d’adaptation. Le consortium met en commun les savoirs et disciplines d’un ensemble de chercheurs afin de faire avancer les connaissances en matière d’enjeux et d'adaptation aux changements climatiques en Amérique du Nord.

Les défis de demain

Le gouvernement s’est doté d’un objectif de réduction d’émissions de GES ambitieux de 10 millions de tonnes d’ici 2012. Parvenir à cet objectif demandera des efforts importants de la part des entreprises et des citoyens qui seront invités à adopter des comportements plus responsables. Le gouvernement invite tous les acteurs de la société québécoise à relever les défis associés aux changements climatiques.

Voir également

Agence de l’efficacité énergétique du Québec
Consortium Ouranos
Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
Environnement Canada – Changements climatiques
Hydro-Québec – développement durable
Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs – Air et changements climatiques


1 Climate Change 2007 :The Physical Science Basis, Summary for Policymakers, Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change.
2 À ce sujet, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs publie l’Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre et le rapport de l’inventaire national du Canada.



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