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Les pouvoirs de la musique

Quand jeunes cerveaux et musique font la paire

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Les comptines et les chansons font bien plus qu'amuser ou bercer les enfants. Elles ont des bienfaits insoupçonnés sur leur développement global.

Snifoti a le nez
Plus long que ses pieds
Pendant qu’il mouche ses narines
Il tarlouche ses babines.

La comptine ludique Snifoti le tapir 4 est bien plus qu’une suite de mots, certains inventés, qui riment sur fond rythmique. Chaque terme de cette ritournelle extraite du livre DC Des comptines pour apprendre a été minutieusement pensé par son concepteur, le professeur à la Faculté de musique Jonathan Bolduc 5, en collaboration avec un collègue orthophoniste. Le but: stimuler et développer le langage des tout-petits.

Jonathan Bolduc

Car on sait maintenant, grâce à la science, que l’attention, l’imagination, la mémoire, la motricité et même les habiletés langagières sont stimulées par la musique! «En favorisant le développement de ces capacités, la musique ne soutient rien de moins que la réussite scolaire», signale Jonathan Bolduc.

Grandir en chantant
Déjà, dans le ventre de sa mère, le fœtus réagit aux sons, au rythme et aux mélodies. À la naissance, la musique favorise l’attachement entre les parents et leur nouveau-né par la production d’hormones associées au plaisir, au bien-être et à la confiance. «Écouter ou faire de la musique déclencherait les mêmes hormones que lorsqu’on mange du chocolat!», soutient le professeur Bolduc.

Des études ont aussi montré que chanter des berceuses ou jouer un rythme imitant des battements de cœur permet de stabiliser la fréquence cardiaque des bébés prématurés, les aide à mieux téter et ainsi à prendre du poids plus rapidement. D’autres recherches ont constaté que les bébés demeurent calmes deux fois plus longtemps en présence d’une personne qui chante par rapport à une autre qui parle. Cet effet calmant de la musique se poursuit au fil du temps, aidant notamment les tout-petits à gérer leurs émotions et leurs comportements.

C’est d’ailleurs pendant la petite enfance que la musique a le plus d’influence. «Comptines et chansons devraient être omniprésentes dans les routines et les apprentissages de base», croit Caroline Bouchard 6, professeure spécialiste du développement global de l’enfant au Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage. Une chanson pour se laver les dents, une comptine pour ranger les jouets, une autre pour apprendre les parties du corps. La musique a du sens pour les enfants et elle aide leur cerveau à développer des stratégies d’apprentissage ainsi que la mémoire auditive et la concentration. Les petits apprennent ainsi plusieurs notions sans le savoir!

Caroline Bouchard

La plupart des chercheurs recommandent donc d’éveiller les 0-5 ans à la musique. «Vingt minutes de musique à coup de petites chansons, de jeux musicaux ou de comptines tout au long de la journée seraient l’idéal, notamment dans les services de garde», mentionne Jonathan Bolduc.

Le chercheur précise qu’il n’est pas nécessaire d’apprendre à jouer d’un instrument en particulier pour bénéficier des effets de la musique. Il suggère d’ailleurs d’attendre vers 4-6 ans avant d’initier les enfants au piano, à la guitare ou au violon. «Avant cet âge, la plupart n’ont pas la maturité, la concentration et la coordination pour ça.»

4 Bolduc, J. et Lefebvre, P. (2017). Des comptines pour apprendre. Les éditions Passe-Temps.

5 Jonathan Bolduc est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada en musique et apprentissages, directeur du Laboratoire Mus-Alpha, membre du Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES) et membre associé du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS).

6 Caroline Bouchard est aussi membre du Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES).

Publié le 12 novembre 2018

  1. Publié le 30 novembre 2018 | Par Mélissa Boutin


    Pour une deuxième année consécutive, je participe avec mon groupe d'élèves au projet ESP (Early Screening Projet) qui consiste à établir un lien entre le dépistage précoce et la réussite éducative. Ce projet de recherche est chapeauté par Sonia Daigle, professeure en psychoéducation à l'Université Laval.

    En plus de faire un dépistage et de cibler certains élèves plus à risque d'être en échec scolaire au cours de leur parcours académique, je dois établir auprès de mon groupe en entier une intervention universelle. Cette année, j'avais le goût d'explorer une autre avenue. J'avais le goût d'essayer quelque chose qui ne serait pas une corvée à faire pour moi en classe. Et l'idée de la musique m'est venue en tête. On le dit: «La musique adoucit les moeurs».

    J'ai donc soumis mon idée aux intervenants dans le projet. Je n'ai pas eu de réponse positive tout de suite, il fallait qu'ils en discutent...

    À ma grande joie, j'ai appris que ma mesure universelle était acceptée grâce à ton texte, Nathalie! La diffusion de ton texte quelques jours après ma proposition a grandement influencé leur décision!

    Merci!
    Mélissa Boutin
  2. Publié le 19 novembre 2018 | Par Émilie

    Merci pour cet article qui valide scientifiquement mon vécu de maman. Mon fils d'un an a passé sa première année presque sans pleurer! À l'apparition de l'agitation menant aux larmes, je me mettais à lui chanter des comptines ou de l'opéra: résultat instantané! Son attention à mes chansons est incroyable, son apaisement est immédiat et durable et notre relation en est renforcée. Je le sens tout en confiance. De même, j'ai instauré une comptine pour le dodo. Je n'ai jamais eu de problème à le coucher avec cette comptine qui le rassure dans sa routine. Tout le monde trouve mon enfant confiant et placide et j'ai toujours pensé et senti que les chansons et comptines y avaient joué un grand rôle! Encore à ce jour, s'il s'agite, une petite comptine et le tour est joué!
  3. Publié le 17 novembre 2018 | Par Thérèse Cossette

    Tellement en accord avec vous! Pour ma part je réalise que les enfants qui ont eu le privilège de faire de la musique, de jouer d'un instrument, ne sont pas comme les autres !! Leur cerveau ne réagit pas de la même façon que les autres qui n'ont pas eu cette opportunité !! Pour moi la musique devrait être une matière d'éducation dans tous nos établissements de la petite enfance et scolaire !!!!🎶 🎵 🎹 🎶 🎼
  4. Publié le 17 novembre 2018 | Par Guy Simard

    Mon grand-père fut cultivateur et bûcheron. Mon père fut bûcheron et barbier et il a eu l'idée de m'inscrire au piano au primaire. Dans ma famille, j'étais le seul à écouter de la musique classique. J'ai grandi avec la musique. À l'université, elle m'a sauvé. Quand la situation devenait trop difficile, je me retirais dans une pièce et je jouais de la flûte à bec. Oui, une simple flûte à bec. Et puis le temps a passé. Toute ma vie, j'ai fait de la musique en amateur sérieux. Beaucoup de chant choral notamment.

    Peut-on imaginer une société sans musique ? Je pense que ça ferait une société plutôt morte ou, à tout le moins, assez violente. Je ne parle pas ici de la musique dite « heavy metal ». Wikipedia définit la musique comme « un art et une activité culturelle consistant à combiner sons et silences au cours du temps. » Je trouve ça un peu sec comme définition. Mais bon . . .

    Au-delà de la musique pour la musique, je pense qu'il serait important pour tout musicien de se poser une question que j'estime primordiale : « Pourquoi faire de la musique ? » « Quelle est la raison fondamentale qui me pousse à faire de la musique ? » Ici, il faut chercher en profondeur une motivation réellement importante et elle ne se trouve généralement pas au bout de quelques minutes de réflexion seulement. À chacun sa réponse et il n'y a probablement pas de mauvaise réponse.

    Fondamentalement, je fais de la musique pour rendre les gens heureux, pour apporter du bonheur aux autres ou apaiser leur souffrance. Et quand je joue avec cette motivation à l'esprit, la réponse se trouve dans la lumière du regard des autres. Une musique humaine. Une musique de joie ou de paix.

    Ah, j'oubliais de mentionner l'instrument. Une simple flûte . . . amérindienne.

    guy simard,
    Mathématiques, 1968

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